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Optimiser la chaine de conception et la chaine logistique sans oublier ses valeurs

Article
Publi� le : 01 / 12 / 2008



- Bernard Yannou -


Enseignant-chercheur dans le domaine de l'ing�nierie de laconception de produits, au sein du Laboratoire G�nie Industriel de l'Ecole Centrale Paris.

En g�nie industriel, on appelle commun�ment chaine de conception et chaine logistique les r�seaux d�acteurs ou parties prenantes impliqu�s dans le processus de conception et d�industrialisation, respectivement de distribution, d�un produit ou d�un service. La gestion industrielle et optimale de ces deux grands processus industriels est l�affaire de tous les industriels, quelle que soit leur taille, mais aussi de chercheurs et de consultants se r�f�rant au domaine de la gestion, du g�nie ou de l�organisation industrielle. Il s�agit de savoir g�rer diff�rents types de flux et de stocks tout au long de ces chaines en synchronisant au mieux les acteurs :
� Des flux de mati�re et des ressources mat�rielles (ex : mati�res premi�res, achats, recyclage, entrep�ts, transports�),
� Des flux financiers,
� Des ressources humaines,
� Des connaissances et des comp�tences,
� Des flux de d�cision (ex : jalons projets, missions et responsabilit�s des acteurs, ing�nierie concourante, collaboration logistique, d�cisions de fabrication interne ou d�externalisation�)
Le probl�me est d�j� ardu en soi ! Les principes et directions propos�s par le d�veloppement durable ont rendu les choses bien plus complexes encore et, depuis quelques ann�es, des probl�matiques bien d�finies ont vu le jour ou se sont renforc�es dans les industries de biens et de services. En effet, trois aspects se sont amplifi�s qui rendent : la prise en compte du produit ou du service sur son cycle de vie, la prise de conscience que le produit ou service doit satisfaire de plus en plus de parties prenantes (incluant la plan�te) et la prise en compte de nouvelles valeurs dans l�orientation strat�gique de l�entreprise que dans les d�cisions op�rationnelles.
Illustrons nos propos en consid�rant quatre probl�matiques industrielles li�es � la chaine de conception et la chaine logistique :
� Les m�thodes et outils d��co-conception de produits et services
� La conception globale des services
� La gestion des connaissances industrielles
� L��cologie industrielle et la gestion des transports dans la chaine logistique.

Les m�thodes et outils d��co-conception de produits et services s�int�grent de plus en plus dans les bureaux d��tudes, les d�partements achats et logistiques des entreprises, non sans difficult�s. Il faut changer ses modes de pens�es, repenser ses indicateurs de progr�s, les faire accepter � ses partenaires et fournisseurs, acqu�rir l��tat d�esprit et mettre en place des d�marches de qualit� environnementale ISO 140xx, et parfois acqu�rir et se former � des outils d��valuation environnementales. Chez tous les grands industriels des outils simplifi�s ont �t� d�velopp�s : guides de conception et de bonnes pratiques, listes de substances dangeureuses, �valuation simplifi�e et qualitative de cycle de vie (ESQCV) pour prendre des d�cisions au jour le jour et piloter le progr�s continu.

Le chemin doit �tre poursuivi car les concepteurs se trouvent toujours d�pourvus devant :
� la strat�gie technique � adopter durant un projet de conception (quand r�aliser une Analyse de Cycle de Vie, sur quels aspects d�une famille de produits, quel p�rim�tre de responsabilit� dois-je consid�rer pour comptabiliser les consommations et impacts de mes produits)
� la strat�gie de communication (quelle communication environnementale ? De la simple d�claration environnementale � la d�claration environnementale de produit en passant par l�Eco-label).
L�int�gration d�outils d��valuation environnementale quantitative dans les entreprises se heurte au manque de vision d�ensemble des acteurs et � leurs convictions parfois trompeuses : faut-il tant s�enorgueillir de trier et recycler son papier et ses emballages au sein d�une entreprise alors que l�impact environnemental de ses produits pourrait �tre consid�rablement r�duit en d�veloppant des solutions techniques et logistiques globales ? Pour cela les acteurs de l�entreprise doivent aussi apprendre � travailler ensemble et � en avance de phase � : par exemple, la d�cision de fabrication interne de sous-syst�mes du produit ou son externalisation (choix de fournisseur(s) par le service achat) n�est pas qu�une affaire de rentabilit� mais aussi de risque industriel, de r�activit� en cas de variabilit� de la demande et enfin d�empreinte �cologique globale car la part du transport et des sc�narios �nerg�tiques des pays o� sont implant�s les fournisseurs peuvent consid�rablement modifier l��co-conception r�elle d�un produit. Des cadres de d�cisions globales doivent donc �tre pos�s au plus t�t d�un projet de conception et des sc�narios globaux d�battus et choisis. Trop souvent, ces questions sont encore trait�es tardivement sur des bases o� l��co-conception est n�glig�e.

N�anmoins nous pouvons �tre optimistes tant les notions de cycle de vie, d�impact environnemental ou d�unit� fonctionnelle sont de mieux en mieux comprises et partag�es, permettant ainsi aux acteurs une d�avoir vision de plus en plus syst�mique de leur action. Ceux-ci objectivent de plus en plus les sc�narios de flux de mati�re et de make-or-buy, les sc�narios de stockage et distribution ainsi que les sc�narios de fin de vie. Un effort important est fait en ce moment pour informer tous les acteurs d�une chaine de conception des performances des fili�res de recyclage de mani�re � consolider les taux de mati�re recycl�es dans les sp�cifications des produits et les taux de mati�res effectivement recycl�es dans un produit.
Citons �galement en conception des tendances qui devraient �tre renforc�es dans la conception de nos produits et services pour aller dans le sens du d�veloppement durable :
� Permettre que les produits et services soient plus accessibles aux personnes �g�s et handicap�es. On parle de conception universelle ou inclusive pour signifier que � qui peut le plus peut le moins �. Citons le cas des sites web souvent trop complexes pour des personnes ag�es.
� D�velopper la conception de produits adapt�s aux pays en voie de d�veloppement (PVD). Nos �coles d�ing�nieurs ont depuis des ann�es des actions concr�tes de terrain du type ing�nieurs sans fronti�res. Il faut aller une �tape plus loin en concevant des produits, des m�thodes et syst�mes de production industrielles qui soient adapt�es aux comp�tences locales, moyens d�investissement (en machines-outils par exemple), mati�res premi�res locales (ex : m�taux de r�cup�ration, fibres textiles�) et surtout besoins locaux adapt�s aux modes de vie. Ainsi, on pourrait r�ellement inciter l�autonomisation de populations des PVD dans le d�veloppement d�une industrie ou d�un artisanat de production de biens et services.
� Soutenir l�accessibilit� r�elle au service apr�s vente. Permettre de trouver rapidement une pi�ce de rechange � un coup raisonnable qui incite la r�paration � �ventuellement effectu�e par l�usager � et permet une r�elle augmentation de la dur�e de vie moyenne d�un syst�me.
� Dans cet �tat d�esprit, favoriser la modularit� des produits et services et leur maintenance par parties. Cela doit permettre � la fois d�aller dans le sens de la personnalisation de masse des produits � mass customisation -, la relocalisation et revalorisation des distributeurs qui pourraient r�cup�rer une part du r�le des assembliers � on parle de diff�rentiation retard�e du produit ou du service -, ainsi que la maintenance am�lior�e des produits complexes : voitures, ordinateurs, produits blancs et bruns� R�fl�chissons � ce qu�un ordinateur est con�u pour �tre modulaire du point de vue de l�assemblier (ex : DELL) mais peu du point de vue client � le changement d�une carte-m�re d�un portable est une prouesse -.

Le d�veloppement de services �co-con�us ou orient�s DD doit aussi �tre repens� et renforc�. Voici quelques pistes de d�veloppement :
� D�velopper des m�thodes plus syst�matiques de conception et d��co-conception de produits-services. En effet, on sait qu�il existe un continuum en pur produits mat�riels et purs services immat�riels (i.e. non g�n�rateurs d�impacts, non consommateurs d��nergie et de mati�res premi�res). Il y a de plus en plus de service dans l�offre d�une voiture et inversement des produits divers (papiers, installations, bureaux�) et du transport au sein d�une offre de service. Or l��co-conception globale d�un produit-service n�cessite de faire communiquer plusieurs m�tiers, ce qui d�sempare toujours actuellement de nombreuses entreprises.
� Il faut aussi r�fl�chir � d�mat�rialiser les produits si tant est que c�est possible ainsi que d�velopper des nouveaux modes de propri�t�s et de responsabilit�s vis-�-vis du produit ; on parle aussi de nouveaux business models plus vertueux. Une m�thode connue sur le principe est celui des �co-fonctionnalit�s consistant � vendre aux clients le service avec de r�elles garanties plut�t qu�un bien mat�riel qu�il faudra savoir utiliser de mani�re optimale, maintenir et recycler.

La gestion des connaissances industrielles est une dimension d�terminante et souvent n�glig�e dans l�optimisation environnementale globale d�un produit sur son cycle de vie ainsi que celui d�un syst�me industriel et logistique. Des laboratoires comme le Laboratoire de G�nie Industriel (LGI) de l�Ecole Centrale Paris (ECP) d�veloppent des mod�les formels de gestion et des mod�les de simulation pour repr�senter l�int�r�t de mettre en place et de partager des bases de donn�es entre certains acteurs de la chaine de conception.
Dans le domaine de la chaine logistique, il s�agit de mieux conna�tre les demandes pr�sentes et � venir de ses clients pour anticiper sa production, mieux n�gocier ses propres achats et r�duire ses en-cours de stocks. On �vite ainsi des effets biens connus d�amplifications de demandes brusques le long de la chaine logistique � bullwhip effect -. Bien entendu, les b�n�fices d�un tel partage d�information doivent �tre partag�s entre les deux acteurs de la chaine, ce qui n�cessit� de d�velopper des protocoles d�accord clairs et une pilotabilit� du processus de partage.
Dans le domaine de la chaine de conception et d�industrialisation, le partage des donn�es du recycleur (qualit�s et quantit�s des flux de mati�res recycl�es) avec les concepteurs des entreprises d�sirant renforcer leur taux de recycl� dans leurs produits serait id�al. Dans la pratique, les recycleurs h�sitent � donner ces informations car les entreprises ont alors des arguments pour n�gocier � la baisse les prix des mati�res recycl�es en fonction de l�efficacit� des technologies et proc�d�s de s�paration des plastiques et m�taux par exemple. Il y a l� aussi des protocoles � trouver pour un plus grand b�n�fice commun et un b�n�fice environnemental global.
Enfin, insistons sur l�importance de la politique r�elle et des outils de gestion des services achats d�une entreprise pour faire remonter aupr�s de leurs fournisseurs de rangs 1 et 2 leurs exigences et demandes de transparences sur l�empreinte �cologique de leurs fournitures mais aussi sur les conditions de travail de leurs personnels.
En r�gle g�n�rale, le partage des informations et des pratiques entre m�tiers et communaut�s de pratiques diff�rentes est primordial pour atteindre un r�sultat global satisfaisant. Il faut donc d�velopper une v�ritable ing�nierie collaborative en entreprise �tendue au service de la conception durable.

Le dernier aspect abord� est celui de l��cologie industrielle et la gestion des transports dans la chaine logistique. Encore trop peu d��tudes sur la conception (mod�les conceptuels et quantitatifs) de parcs industriels �cologiques sont men�es en France. De plus fort peu de laboratoires et de consultants savent r�ellement mettre en pratique ces id�es pourtant simples de � flux mati�re en boucle ferm�e � localement sur une zone industrielle. La pens�e syst�me, la mod�lisation des flux, la quantification et la simulation d�un tel syst�me industriel, la prise en compte des blocages sociaux et politiques, l�am�nagement du territoire sont autant de comp�tences ou questions qu�il faut savoir traiter en parall�le.
Au sein du LGI de l�ECP, nous commen�ons � traiter de ces probl�matiques globales en distinguant encore souvent le cot� :
� Optimisation de la chaine de conception. Nous travaillons sur la conception et optimisation globale de syst�mes industriels (partie physique, exploitation, maintenance, logistique, organisation�) int�grant des mod�les de co�ts et de pilotage. De plus en plus le co�t est global et multi-parties prenantes (incluant les co�ts externalis�s pour la plan�te, pas encore ceux de la sant� publique�)
� Ex 1 : conception de sc�narios de distribution d�hydrog�ne pour Air Liquide
� Ex 2 : conception d�un centre de recherche m�dical et de son mode de gouvernance strat�gique et op�rationnelle pour �quilibrer le d�veloppement de valeurs scientifiques, �conomiques, sociales et �thiques (p�le MEDICEN en Ile de France)
� Ex 3 : conception de centres de stockage de pi�ces de rechanges pour le nucl�aire pour EDF � les aspects �conomiques, risques, transports et prise en compte des riverains sont � prendre en compte -
� Ex 4 : Conception d�une gouvernance d�un p�le de comp�titivit� autour de l�am�lioration et l�allongement de la vie des personnes �g�es
� Optimisation de la chaine logistique. De nombreux travaux sur l�optimisation de syst�mes de transports et de stockage, plus g�n�ralement de chaines logistiques sont men�s :
� Ex 1 : sur les chaines agroalimentaires du frais (pour minimiser la perte importante des produits au travers de technologies de contr�le de rupture de la chaine du froid, et de promotions de lots)
� Ex 2 : Optimisation de tourn�es de v�hicule avec fen�tres de temps de livraison, logistique inverse � ne pas revenir avec un chargement vide -, optimisation de transport multi-modal (train-camions-bateaux), logistique humanitaire.

En conclusion, les pistes d�am�lioration sont tr�s nombreuses pour am�liorer les chaines de conception et chaines logistiques de nos entreprises de production de biens et de services. L�avenir est � l�optimisation globale des sc�narios de conception et sc�narios logistiques pour am�liorer des indicateurs de performance clients, �conomiques, environnementaux, soci�taux et �thiques qu�il faut savoir �quilibrer �pond�rer � en fonction des valeurs affich�es de l�entreprise.

Source : PRO-environnement
http://www.pro-environnement.com





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