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Un probl�me mondial de sant� qui tue : M�dicaments de qualit� inf�rieure et contrefaits
Communiqu� de presse
Publi� le : 16 / 06 / 2008 - Lu : 618 fois [Information archiv�e depuis le 16/09/2008] | La Food and Drug Administration (FDA) des Etats-Unis, l�agence de contr�le des m�dicaments la plus rigoureuse et la plus exigeante dans le monde, estime que les contrefa�ons repr�sentent plus de 10 % du march� mondial des m�dicaments et que le ph�nom�ne touche � la fois les pays industrialis�s et les pays en d�veloppement.
On estime que jusqu�� 25 % des m�dicaments consomm�s dans les pays pauvres sont des contrefa�ons ou des produits de qualit� inf�rieure. Pour d�battre de cette grande probl�matique, la conf�rence annuelle de l�European Federarion of Pharmaceutical Industries and Associations (EFPIA), organise leur conf�rence annuelle, le 19 juin 2008 � Paris, en marge de laquelle se tient une importante session d�information sur les m�dicaments contrefais. Ces deux rencontres mondiales sur l�industrie pharmaceutiques, seront anim�es respectivement par Arthur J. Higgins, pr�sident de l�EFPIA, directeur g�n�ral de Bayer HealthCare et Jean-Fran�ois Dehecq, vice-pr�sident de l�EFPIA et pr�sident des laboratoires sanofi-aventis.
Qu�entend-on par m�dicaments de qualit� inf�rieure et contrefaits ?
Les m�dicaments de qualit� inf�rieure sont des produits dont la composition et les principes ne r�pondent pas aux normes scientifiques et qui sont, par cons�quent, inefficaces et souvent dangereux pour le patient. La qualit� inf�rieure peut �tre le r�sultat d�une n�gligence, d�une erreur humaine, de ressources humaines et financi�res insuffisantes ou d�une contrefa�on. Le probl�me des m�dicaments contrefaits s�inscrit dans le cadre plus large des produits pharmaceutiques de qualit� inf�rieure.
La diff�rence tient � ce qu�ils soient �tiquet�s frauduleusement de mani�re d�lib�r�e pour en dissumuler la nature et/ou la source. La contrefa�on peut concerner aussi bien des produits de marque que des produits g�n�riques, et les m�dicaments contrefaits peuvent comprendre des produits qui contiennent les principes actifs authentiques mais un emballage imit�, ou d�autres principes actifs, aucun principe actif ou des principes actifs en quantit� insuffisante. Dans les pays plus riches, la contrefa�on concerne le plus souvent des m�dicaments co�teux tels que les hormones, les cortico�des et les antihistaminiques. Dans les pays en d�veloppement, les m�dicaments qui font le plus souvent l�objet de contrefa�ons sont ceux qu�on utilise contre des affections potentiellement mortelles comme le paludisme, la tuberculose et le VIH/SIDA.
L��tendue du probl�me
La Food and Drug Administration des Etats-Unis estime que les contrefa�ons repr�sentent plus de 10 % du march� mondial des m�dicaments et que le ph�nom�ne touche � la fois les pays industrialis�s et les pays en d�veloppement. On estime que jusqu�� 25 % des m�dicaments consomm�s dans les pays pauvres sont des contrefa�ons ou des produits de qualit� inf�rieure. Les recettes mondiales de la vente des m�dicaments contrefaits et de qualit� inf�rieure atteignent plus de US $32 milliards par an. Le commerce de ces m�dicaments affecte davantage les pays o� le contr�le et l�application de la r�glementation pharmaceutique sont moins stricts, o� l�approvisionnement en m�dicaments de base est insuffisant et/ou irr�gulier, o� les march�s ne sont pas r�glement�s et les prix ne sont pas abordables.
Toutefois, l�un des produits le plus contrefait aujourd�hui est le Viagra, qui est largement vendu par l�Internet dans les pays industrialis�s. Il ressort d�une enqu�te effectu�e par l�Organisation Mondiale de la Sant� (OMS) sur les rapports de 20 pays concernant les m�dicaments contrefaits, de janvier 1999 � octobre 2000, que 60 % des cas de contrefa�on concernent les pays pauvres et 40 % les pays industrialis�s. En avril 1999, 771 cas de m�dicaments de qualit� inf�rieure avaient �t� r�pertori�s dans la base de donn�es de l�OMS sur les contrefa�ons, dont 77 % concernaient des pays en d�veloppement. L�analyse des donn�es a montr� que, dans 60 % des 325 cas, un principe actif faisait d�faut. Il ressort d�une r�cente �tude parue dans The Lancet que jusqu�� 40 % des produits suppos�s contenir de l�art�sunate (le meilleur m�dicament disponible aujourd�hui contre le paludisme chimior�sistant) ne contenaient pas en fait de principe actif et n�avaient aucun effet th�rapeutique.
En 2002, GlaxoSmithKline a d�couvert aux Etats-Unis des flacons suspects suppos�s contenir 60 comprim�s de Combivir (lamivudine plus zidovudine) et qui contenaient en fait un autre m�dicament, le Ziagen (abacavir). La soci�t� a pu d�terminer que des �tiquettes contrefaites de comprim�s de Combivir ont �t� plac�es sur deux flacons de Ziagen, les �tiquettes sur deux autres flacons �tant suspectes. Les deux m�dicaments sont utilis�s dans le cadre d�associations m�dicamenteuses contre l�infection � VIH et peuvent provoquer des r�actions d�hypersensibilit� potentiellement mortelles chez des patients qui prennent d�autres m�dicaments.
Cons�quences des m�dicaments de qualit� inf�rieure et contrefaits Au mieux, l�utilisation r�guli�re de m�dicaments de qualit� inf�rieure ou contrefaits entra�ne un �chec th�rapeutique ou favorise l�apparition d�une r�sistance ; mais, dans bien des cas, elle peut �tre mortelle. Au cours de l��pid�mie de m�ningite au Niger en 1995, plus de 50 000 personnes ont re�u des faux vaccins provenant d�un don d�un autre pays qui les croyait s�rs. Cette contrefa�on a �t� � l�origine de 2500 d�c�s. La consommation de sirop contre la toux contenant du parac�tamol pr�par� avec du di�thyl�ne glycol (un produit chimique toxique utilis� comme antigel) a provoqu� 89 d�c�s en Ha�ti en 1995 et 30 d�c�s de nourrissons en Inde en 1998. Sur le million de d�c�s annuels par paludisme, 200 000 pourraient �tre �vit�s si les m�dicaments disponibles �taient efficaces, de bonne qualit� et correctement utilis�s. Une �tude effectu�e en Asie du Sud-Est en 2001 a r�v�l� que 38 % des 104 antipalud�ens en vente en pharmacie ne contenaient aucun principe actif et avaient provoqu� des d�c�s �vitables.
En 1999, au moins 30 personnes sont mortes au Cambodge apr�s avoir absorb� des antipalud�ens contrefaits contenant de la sulfadoxine-pyrim�thamine (un ancien palud�en moins efficace) et vendus sous le nom d�art�sunate.
D�fis � relever
En raison d�une r�glementation et d�une application insuffisantes, la qualit�, l�innocuit� et l�efficacit� des m�dicaments import�s et des m�dicaments fabriqu�s sur place dans de nombreux pays en d�veloppement ne peuvent �tre garanties. La contrebande et l�importation ill�gale sont monnaie courante. Les produits de qualit� inf�rieure ou contrefaits sont alors non seulement vendus dans ces pays, mais �galement export�s ou r�export�s.
La situation est aggrav�e par le fait que les m�dicaments export�s par de nombreux pays industrialis�s ne sont pas r�glement�s dans la m�me mesure que les produits consomm�s sur le march� int�rieur, alors que l�exportation des produits pharmaceutiques vers les pays en d�veloppement par le biais de zones de libre �change progresse. On assiste �galement � un r��tiquetage de certains produits pour dissimuler les donn�es concernant leur origine.
Certains responsables politiques estiment aujourd�hui que la r�glementation pharmaceutique constitue un obstacle inutile aux �changes et devrait �tre limit�e dans la mesure du possible. Or, les m�dicaments ne sont pas des produits comme les autres car le consommateur, comme le prescripteur, n�est pas en mesure d�en �valuer la qualit�, l�innocuit� et l�efficacit�, et leur absorption peut nuire � la sant� des patients. Les �changes nationaux et internationaux croissants de produits de la m�decine alternative, et notamment de phytoth�rapie, s�intensifient � la suite de l�accroissement rapide de la demande. Des quantit�s importantes de produits � base de plantes sont aujourd�hui import�es par des pays d�Europe, d�Am�rique du Nord et d�Asie alors que leur utilisation et leur fabrication sont rarement r�glement�es, et leur innocuit� et leur utilit� th�rapeutique pas toujours garanties.
Facteurs qui encouragent la contrefa�on
Les produits de contrefa�on ne sont pas n�cessairement fabriqu�s dans de grands �tablissements. La majorit� des contrefacteurs d�couverts jusqu�ici travaillent dans des habitations courantes ; la fabrication se fait de mani�re artisanale dans l�arri�re-boutique ou � l�ombre d�un arbre. La contrefa�on pharmaceutique est une entreprise tr�s lucrative en raison d�une forte demande et des co�ts de production peu �lev�s. Faute d�une l�gislation dissuasive dans de nombreux pays, les contrefacteurs ne craignent pas d��tre arr�t�s et poursuivis.
Lorsque le prix des m�dicaments est �lev� et que des diff�rences de prix entre des produits identiques existent, le consommateur a davantage tendance � chercher � s�approvisionner en dehors du syst�me normal. La pauvret� est donc l�un des principaux d�terminants de la production et de la consommation de produits de qualit� inf�rieure.
Mesures nationales contre les produits de qualit� inf�rieure et les m�dicaments contrefaits
C�est sur la l�gislation que repose la r�glementation pharmaceutique. Les m�dicaments doivent �tre s�rs, efficaces et de bonne qualit� pour avoir l�effet souhait�. Il faut donc mettre sur pied des autorit�s nationales comp�tentes de r�glementation pharmaceutique disposant de ressources humaines et autres suffisantes pour surveiller la fabrication, l�importation, la distribution et la vente des m�dicaments. Les gouvernements doivent mettre sur pied des strat�gies de lutte contre la corruption et la criminalit� et promouvoir la coop�ration intersectorielle entre les autorit�s de r�glementation, la police, les douanes et le pouvoir judiciaire afin de bien surveiller le march� pharmaceutique et d�assurer l�application de la r�glementation. La r�duction des obstacles aux �changes entre les pays ayant conduit � une aggravation du probl�me, des efforts coh�rents et syst�matiques s�imposent au niveau international. Il faut notamment assurer l��change rapide de donn�es appropri�es et l�harmonisation des mesures pour �viter la propagation de ces pratiques.
Certains pays ont commenc� � prendre des mesures s�rieuses contre les m�dicaments contrefaits. Ainsi, l�an dernier en Chine, par exemple, l�administration pharmaceutique a ordonn� la fermeture de 1300 installations ill�gales de fabrication et ouvert une enqu�te sur des cas de contrefa�on d�une valeur de US $57 millions.
Les mesures prises par l�OMS
L�OMS cherche � promouvoir la disponibilit� de m�dicaments essentiels de bonne qualit� et l�acc�s � ces produits � un prix abordable. Elle aide les pays � renforcer leur l�gislation pharmaceutique, les bonnes pratiques de fabrication, la capacit� de r�glementation pharmaceutique nationale et l�efficacit� afin de promouvoir l��change de donn�es entre les autorit�s de r�glementation pharmaceutique et de renforcer les achats de m�dicaments.
Elle collabore �galement avec les pays pour veiller � ce que l�assurance de la qualit� fasse partie int�grante de la cha�ne de l�approvisionnement pharmaceutique.
Dr Mohammed RHAZOINI
| | Source : L'opinion .ma http://www.lopinion.ma
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