Le Centre Technique de l'Emballage et du Conditionnement, PACKTEC, a organis� les 6, 7 et 8 D�cembre 2006 sous l'�gide de Minist�re de l'Industrie, de l'Energie et des PME et avec l'appui de l'Organisation Mondiale de l'Emballage (WPO), les Journ�es Packaging sur le th�me Perspective et strat�gies d'innovation.
Ces Journ�es Packaging se sont articul�es autour de six sessions de formation th�matiques d�di�es aux nouveaux d�veloppements et avanc�es technologiques que conna�t le secteur de l'emballage.
Ces sessions ont trait�es des th�mes d'actualit�s li�s notamment � la s�curit� alimentaire, la tra�abilit�, la Recherche et le D�veloppement, le design Packaging, la logistique et la distribution ainsi que l'environnement.
L'occasion a �t� ainsi saisie pour fournir aux participants, � savoir fabricants et utilisateurs d'emballage, un aper�u sur l'�tat des lieux qui pr�vaut en mati�re d'emballage et les grandes probl�matiques qui se posent au secteur.
Une assistance nombreuse et diversifi�e a particip� � ces diff�rentes sessions compos�e essentiellement de repr�sentants de l'industrie de l'emballage, des diff�rents Minist�res et des institutions d'appui.
Le nombre des participants a atteint les 120 participants, la pr�sence d'entreprises marocaines, alg�riennes, libyennes et saoudiennes a �t� �galement enregistr�e.
Dans ce qui suit, nous r�sumons les principaux axes et les nouvelles tendances trait�s au cours des diff�rentes sessions.
Session I : S�curit� Alimentaire
La gestion de l'alimentarit� et l'�volution de la r�glementation nationale et internationale relative � la s�curit� des mat�riaux et emballages destin�e au contact alimentaire ainsi que la gestion de l'hygi�ne alimentaire sont deux principaux axes d�velopp�s lors de cette session.
L'accent a �t� mis sur le r�le de la r�glementation pour garantir la s�curit� de l'aliment pr�emball�. En effet, pour pouvoir commercialiser son produit sur le march� local et/ou international, le conditionneur doit s'assurer et fournir la preuve de l'innocuit� et de l'inertie des mat�riaux et emballages destin�s au contact alimentaire de son produit. A cet effet, une connaissance de la conformit� � la r�glementation nationale et internationale en vigueur s'av�re indispensable.
Par ailleurs, la gestion de l'hygi�ne alimentaire a �t� d�velopp�e � l'�chelle europ�enne � travers la pr�sentation du paquet hygi�ne (Food Law CE 178/2002, le R�glement CE 852/2004�) et � l'�chelle nationale � travers le Programme National de la Qualit� (PNQ) dont l'objectif est de d�velopper une infrastructure qualit� reconnue � l'�chelle internationale permettant l'am�lioration et la ma�trise des conditions de s�curit�, de l'hygi�ne et de l'environnement favorisant ainsi le commerce international des produits agroalimentaires tunisiens.
A cet effet les diff�rents r�f�rentiels de management de l'hygi�ne dans la fabrication des emballages alimentaires (ISO 22 000, BRC/IoP, IFS�) ont �t� �galement expos�s.
Par ailleurs, un int�r�t particulier a �t� accord�, lors de cette session, au R�glement cadre CE 1935/2004 concernant les mat�riaux et objets destin�s � entrer en contact avec les denr�es alimentaires et qui est entr� en vigueur le 1 er Janvier 2006.
Ce r�glement stipule que les mat�riaux et objets doivent �tre fabriqu�s conform�ment aux bonnes pratiques de fabrication afin que, dans les conditions normales ou pr�visibles de leur emploi, ils ne doivent pas c�der aux denr�es alimentaires des constituants en une quantit� susceptible de pr�senter un danger pour la sant� humaine, pouvant entra�ner une modification inacceptable de la composition des denr�es ou une alt�ration des caract�res organoleptiques de celles-ci.
Il annonce, en outre, le d�veloppement des emballages actifs et intelligents comme �tant un facteur innovateur dans le domaine de l'emballage alimentaire ainsi que les exigences de la tra�abilit� dans le domaine des emballages destin�s au contact alimentaire.
Les implications du R�glement REACH ont, �galement, �t� d�velopp�es lors de cette session.
Ce r�glement a pour but d'am�liorer la connaissance des produits chimiques, de ma�triser les risques ou m�me d'interdire les substances les plus dangereuses d�sign�es comme � extr�mement pr�occupantes �, afin d'assurer un haut niveau de protection de la sant� humaine et de l'environnement.
Partant du fondement du r�glement REACH qui est la m�connaissance de l'ensemble des propri�t�s toxicologiques pour 99% des substances commercialis�es, les concepts de base de ce r�glement � savoir ; l'enregistrement des substances chimiques fabriqu�es ou import�es, l'�valuation et la v�rification que l'industrie respecte ses obligations et l'autorisation de la Commission Europ�enne ont �t� expos�s.
N�anmoins, ce r�glement, qui entre en vigueur en Avril 2007, pr�sente des limites vu qu'il ne s'applique pas aux pr�parations (peintures et encres...). En effet, chaque constituant de ces pr�parations n�cessite un enregistrement pour �tre conforme au r�glement ainsi que les compos�s chimiques interm�diaires et les diff�rents polym�res qui sont exempt�s de cet enregistrement.
Les param�tres qui influencent l'interaction entre l'encre et les diff�rents mat�riaux d'emballages destin�s au contact alimentaire ont pu �tre d�battus ainsi que le cadre r�glementaire qui r�git ce domaine � l'�chelle internationale.
L'aptitude des papiers / cartons au contact alimentaire a �t� en outre analys�e. En effet seul l'emballage primaire est concern� par le contact, qui n'a lieu que lorsque tout ou une partie de l'aliment qui doit �tre consomm� touche le papier/carton.
Les aspects li�s � l'�tiquetage et la d�claration de la conformit� ont �t� d�velopp�s. En se r�f�rant � l'article 15 du R�glement cadre CE 1935/2004 qui instaure des obligations d'information et d'�tiquetages pour les mat�riaux et objets conformes et non encore mis en contact avec les denr�es alimentaires lors de leur commercialisation ; les informations obligatoires devant accompagner les mat�riaux et objets ainsi que les obligations formelles relatives � leur lisibilit� ont fait l'objet d'un recensement.
En effet, l'�tiquetage pr�sente un double objectif : informer les acheteurs, � tous les stades de la commercialisation, sur l'origine, l'utilisation, ou les �ventuelles restrictions existantes concernant les mat�riaux et articles et mettre en �uvre la tra�abilit� des produits.
De surcro�t, il revient aux fabricants et aux transformateurs de fournir la preuve de conformit� des mat�riaux avec la r�glementation applicable.
Le fabricant et/ou le transformateur devra d�tenir une documentation appropri�e lui permettant de d�montrer la conformit� des mat�riaux et articles (attestations de ses fournisseurs, r�sultats d'analyses, �) et donc de d�clarer que son produit est conforme.
Le t�moignage d'une entreprise internationale implant�e en Tunisie et sp�cialis�e dans la fabrication des cannettes pour boisson a mis l'accent sur la gestion de l'alimentarit� des emballages qui doit se fait en conformit� avec le r�glement cadre CE 1935/2004 et autres r�glementations sp�cifiques tel que le r�glement Epoxy 1895/2005. Ce r�glement, applicable � partir du 1er janvier 2006, concerne l'utilisation de certains d�riv�s �poxydiques dans les mat�riaux et objets destin�s � entrer en contact avec les denr�es alimentaires.
Cette gestion passe par le choix des mat�riaux, les proc�d�s de fabrication et la tra�abilit�.
Session II : Tra�abilit�
La s�curit� des produits et des consommateurs constitue l'un des d�fis les plus importants auxquels doivent faire face les industriels et la grande distribution. Une s�curit� qui passe par la tra�abilit� des produits, l'�tiquetage et l'inviolabilit� des emballages et ce conform�ment � la r�glementation europ�enne. C'est dans ce cadre que s'inscrit le th�me de la deuxi�me session des Journ�es Packaging.
Cette session a �t� consacr�e � la probl�matique de la tra�abilit�, devenue incontournable pour am�liorer la qualit� du produit, assurer la logistique, r�pondre aux exigences r�glementaires et aux contraintes en mati�re de s�curit� et d'hygi�ne.
Elle s'est focalis�e sur le r�glement europ�en CE N�178/2002 fixant les proc�dures relatives � la s�curit� des denr�es alimentaires.
Ce r�glement qui est entr� en vigueur le 1 er janvier 2005, instaure � l'article 18 une obligation g�n�rale de tra�abilit� des produits alimentaires � tous les stades de la production , de la transformation et de la distribution. L 'article 19 d�finit, quant � lui, les responsabilit�s juridiques de chaque maillon de la cha�ne avec une triple obligation : de mettre en place des outils de ma�trise, de retirer les produits d�fectueux ainsi que d'informer les services de contr�le de l'existence d'un produit d�fectueux et des mesures pour faire cesser le risque.
Notant, en outre, que le r�glement CE 1935/2004, du 27 Octobre 2004 impose d�sormais la tra�abilit� des mat�riaux d'emballages. En effet, il stipule dans son article 17-1, qui est entr� en vigueur le mois d'octobre 2006, que la tra�abilit� des mat�riaux et objets doit �tre assur�e � tous les stades afin de faciliter les contr�les, le retrait des produits d�fectueux, l'information des consommateurs ainsi que la d�termination des responsabilit�s.
Les standards de la tra�abilit� de la codification des unit�s de consommation (EAN 13, GTIN�) jusqu'� la codification des unit�s d'exp�dition (SSCC, l'�tiquette palette�) en passant par la codification des cartons (EAN 128) ont �t� pr�sent�s.
Les exigences de la tra�abilit� acc�l�rent, �galement, le d�veloppement de technologies comme les �tiquettes � identification par radiofr�quence (RFID), qui visent � cr�er un lien entre le produit et son contre parti informationnel stock� dans une base de donn�e.
A cet �gard, un t�moignage a port� sur la tra�abilit� en amont permettant de retrouver l'origine des mati�res premi�res ayant permis de fabriquer un produit et de faciliter par la suite le retrait du march� des produits susceptibles de pr�senter un risque pour le consommateur. Tout ceci peut se faire � travers notamment le suivi logistique qui n�cessite des outils de gestion tel que les bases de donn�es et les syst�mes d'information modernes (GPAO, ERP�)
La strat�gie fran�aise pour la lutte anti-contrefa�on a fait, en outre l'objet d'un autre t�moignage qui a pr�sent� la r�glementation et la normalisation des moyens de lutte ainsi que l'initiative de la France via l'AFNOR de d�velopper un projet de loi qui doit �tre transpos� par l'Union Europ�enne.
Ce projet de norme d�finit la responsabilit� p�nale du producteur en cas de contrefa�on ainsi que les moyens standardis�s de lutte, � savoir, les techniques cryptologiques pour immatriculer chaque produit de mani�re individuelle, l'impression digitale, l'utilisation des technologies de l'information (Internet, t�l�phonie mobile) pour la v�rification de l'immatriculation, les techniques d�riv�es de la m�decine l�gale ainsi que les propri�t�s de la mati�re.
Ce t�moignage a donc permis � l'auditoire d'avoir un aper�u sur l'importance de la lutte contre les copies ill�gales, essentiellement dans le secteur du luxe et le secteur pharmaceutique.
Session III : Recherche & D�veloppement
Une attention particuli�re a �t� accord�e aux programmes de recherche et de d�veloppement dans le domaine des mat�riaux d'emballage et des syst�mes de conditionnement.
Cette troisi�me session a pr�sent� l'�tat de la recherche en mati�re d'emballage alimentaire, elle a ainsi introduit les emballages barri�res � l'oxyg�ne leur utilit� et leur impact sur la conservation et la dur�e de vie des produits alimentaires en pr�sentant l'offre innovante en mat�riaux et syst�mes d'emballage alimentaire en Europe.
En effet, les progr�s technologiques ont permis aux industries agro-alimentaires de d�velopper des emballages actifs qui modifient les conditions d'un produit alimentaire conditionn� en vue d'�tendre sa dur�e de conservation ou d'am�liorer les aspects de s�curit� alimentaire, ou de qualit� organoleptique / sensorielle du produit. Les emballages intelligents, quant � eux, surveillent et contr�lent l'�volution des conditions dans lesquelles un produit alimentaire a �t� emball�, tout en fournissant des informations sur la qualit� du produit pendant toutes les �tapes de transport et de stockage pr�c�dant sa consommation.
Outre, les projets men�s au niveau europ�en, le Centre Technique de l'Emballage et du Conditionnement, PACKTEC, a pr�sent�, le projet d'�tude comparative sur les diff�rents mat�riaux d'emballage destin�s au contact de l'huile d'olive men� dans le cadre du Programme National de Recherche et d'Innovation (PNRI).
Cette �tude vise � �tudier le comportement des diff�rents mat�riaux d'emballage (les emballages m�talliques, en verre et en PET) au contact de l'huile d'olive vierge stock�e dans diff�rentes conditions de temp�rature, de dur�e et d'exposition � la lumi�re.
Les perspectives de ce projet, � savoir, le d�veloppement des m�thodes d'analyse pour la d�termination de certains migrants sp�cifiques, la d�termination de l'impact de la photo-oxydation sur les caract�ristiques organoleptiques de l'huile d'olive ainsi que l'introduction, en plus du PET, d'autres mat�riaux plastique tel que le PE, le PP et les films complexes sous forme de mini doses ont �t� �galement pr�sent�es.
Cette session s'est �galement int�ress�e � l'emballage pour produits cosm�tique. En effet avec un important potentiel d'innovation le secteur cosm�tique s'av�re �tre un secteur particuli�rement dynamique et innovant.
Outre la pr�sentation des tendances qui ont influenc� le secteur comme l'emprunt de code, la praticit�.l'occasion a �t� saisie pour pr�senter les diff�rentes mani�res de protection de l'innovation tel que l'enveloppe solo qui constitue une mani�re simple et rapide avec laquelle on prouve la date de l'enregistrement, le d�p�t de mod�le qui prot�ge le style et l'esth�tique et enfin le brevet d'invention qui est la d�marche la plus complexe avec laquelle on prouve la propri�t� du produit.
Il convient de noter, en outre, que l'innovation en mati�re de cosm�tique rel�ve de la ma�trise de plusieurs param�tres � savoir la flexibilit�, la vitesse, la prise de risque et la faisabilit�.
Cette session a �t� cl�tur�e par des t�moignages tr�s diversifi�s pr�sentant diff�rents axes de recherche et d�veloppement :
� Le d�veloppement et les perspectives d'avenir des machines d'emballages.
� Les �volutions dans le domaine de l'emballage des plats cuisin�s.
� L'adaptation des emballages aux produits pharmaceutiques et la pr�sentation d'une fa�on concr�te des �l�ments � prendre en compte dans la d�finition des axes de d�veloppement des emballages pharmaceutiques.
Session IV : Innovation & Design
Le Design Packaging s'av�re �tre un outil strat�gique de d�veloppement et un �l�ment primordial pour assurer le meilleur positionnement des produits par rapport � la concurrence.
A travers diff�rentes interventions et t�moignages, la quatri�me session d�di�e � l'Innovation et au Design a essay� de pr�senter toutes les �volutions et les tendances packaging sur les diff�rents march�s cibles.
Il est vrai que de nos jours l'innovation packaging reste fortement li�e � l'�volution des tendances de consommation, des besoins de la cible, des exigences des circuits de distribution ainsi que des attentes des march�s.
En effet, plusieurs tendances de consommation, qui influencent le design packaging ont �t� pr�sent�es, � savoir la praticit� et l'�mergence des produits nomades et fonctionnels (portions individuels ou monodoses, double compartiment, briques � fermeture herm�tique�) qui offrent la possibilit� de consommer � toute heure et en tout lieu, la portabilit� qui induit de nouvelle forme d'emballage et qui refl�te la soci�t� mobile ainsi que les attentes en mati�re de sant� et de bien-�tre qui suscite le d�veloppement des emballages tr�s sp�cifiques tel que des syst�mes d'emballages auto chauffants et r�frig�rants, des formules en kit, des formats de poches, des formules recharges, des �ditions de voyage�
De surcro�t, le consommateur qui est devenu de plus en plus exigeant, en terme d'information, de s�curit� et de diff�renciation, influence les tendances de design packaging. En effet, on voit surgir des �tiquettes livret qui proposent un maximum d'information dans un minimum d'espace, des hologrammes pour lutter contre les copies ill�gales des produits, des emballages ludiques pour enfants, des emballages pour sportifs, des emballages r�utilisables, des emballages pour personnes pr�sentant un handicap (Etiquette en braille par exemple).
Les solutions d'emballages propos�es pour r�pondre aux besoins des diff�rents circuits de distribution sont �galement expos�es lors de cette session, � savoir, l'emballage pr�t � vendre, la r�duction de la manutention en lin�aire, l'augmentation de la productivit� pour l'approvisionnement, l'�limination des d�chets d'emballage au point de vente et l'am�lioration du rep�rage dans les r�serves et les entrep�ts.
Au cours de cette session, d'autres points ont �t� soulev�s comme le d�veloppement du segment du luxe, les emballages �v�nementiels, les s�ries limit�es et les emballages personnalis�s.
L'occasion a �t� �galement saisie lors de cette session pour pr�senter l'�tude r�alis�e par le Salon de l'Emballage 2006, qui s'est d�roul� � Paris au mois de Novembre 2006, sur le th�me Evolution et D�fis du Packaging dans le nouveau contexte de la distribution.
Les chiffres pr�sent�s par l'�tude sont significatifs. En effet, chaque ann�e, de plus en plus de produits sont lanc�s dans le monde ce qui donne 250000 produits nouveaux chaque 3 ans. En 2004, 81507 produits alimentaires ont �t� lanc�s soit une augmentation de 48% par rapport � l'ann�e 2002. Dans la cat�gorie non alimentaire plus de 200 000 nouveaux produits ont �t� lanc�s dans le monde entre l'ann�e 2002 et l'ann�e 2005, avec une pr�pond�rance des boissons.
Par ailleurs, les Marques de Distributeurs (MDD) repr�sentent une v�ritable alternative aux grandes marques. En effet avec un prix moins �lev� pour une qualit� souvent �quivalente, les MDD se d�veloppent actuellement selon trois axes, � savoir, l'�largissement de l'offre, l'apport d'une valeur ajout�e et une volont� de mieux r�pondre aux nouvelles logiques de consommation que constituent le naturel, l'authentique et l'exotique.
A c�t� de ses fonctions techniques � savoir prot�ger, garantir la qualit� du contenu et faciliter la logistique, l'emballage permet notamment de communiquer, informer le consommateur et faire vendre le produit.
Le design packaging s'av�re �tre un outil indispensable permettant de renforcer l'identit� d'un produit et son positionnement par rapport � la concurrence sur les lin�aires.
La ma�trise de la cha�ne de distribution � travers le design packaging a fait l'objet d'une intervention au cours de laquelle plusieurs points ont �t� d�battus notamment la conception des emballages pour fruits et l�gumes ainsi que leurs optimisations pour permettre d'acheminer dans les meilleures conditions les produits � l'exportation (maximiser la r�sistance de l'emballage aux chocs, � la temp�rature et aux diff�rents modes de transports tout en s'assurant que les produits arrivent intact � destination).
La r�alisation de prototypes, permet justement de s'assurer de tous les probl�mes qui peuvent survenir. En effet, diff�rents essais peuvent �tre r�alis�s sur ces diff�rents prototypes qui peuvent r�duire de 25 � 50 % les risques de pertes et avaries.
Le prototypage permet d'am�liorer et surtout d'optimiser les diff�rentes op�rations de distribution en �liminant tous les risques de d�t�rioration des produits qui peuvent survenir lors du transport et de l'acheminement du produit au consommateur final.
Deux t�moignages sont venus enrichir la quatri�me session, le premier t�moignage a insist� sur plusieurs points � savoir l'�tude des tendances et des besoins, l'�tude des habitudes de consommation, les circuits de distribution, le merchandising, les services apr�s-vente etc�
Afin de pouvoir exporter sur les march�s ext�rieurs plusieurs crit�res sont � prendre en compte tel que les l�gislations sp�cifiques et les habitudes de consommation de chaque pays cibles. C'est pour cette raison que le recours � une expertise locale, pour d�velopper et commercialiser des produits s'av�re indispensable.
En effet, un packaging innovant est un packaging qui retient l'attention du consommateur sur les lin�aires, qui est adapt� au merchandising, qui est facile � placer, et qui r�pond aux normes du pays auxquels il est destin�.
Au cours du deuxi�me t�moignage un int�r�t particulier a �t� accord� aux atouts du design packaging.
En effet, le packaging offre la possibilit� d'assurer la s�curit� et la tra�abilit� de la production � la livraison d'un produit au consommateur final. La s�curit� et la pr�servation des produits, ainsi que la communication et le marketing sont les principaux points qui observent une nette �volution ces derni�res ann�es.
En effet, le plus d'un produit est associ� � une plus grande facilit� d'utilisation de l'emballage ainsi que la prise en compte de l'environnement dans la conception des emballages comme par exemple la pr�sentation d'�corecharges et autres solutions �cologiques soit par le choix des mat�riaux d'emballages ou par la diminution des d�chets qui constituent les principales tendances.
La Session V : Logistique & Distribution
Cette session a �t� consacr�e aux probl�mes li�s aux conditions de stockage, de transport et de distribution.
Dans cet objectif, plusieurs param�tres doivent �tre prise en compte tels que les syst�mes de conditionnement et de distribution, le design des emballages, les conditions climatiques, la migration, la compression, l'humidit� ainsi que les sp�cifications des produits eux m�mes.
Les sp�cifications techniques pour le transport des marchandises ont �t� �galement expos�es lors de cette session afin de s'assurer que le produit soit achemin� au client final dans les meilleures conditions et au meilleur co�t tout en �vitant les pertes et avaries.
Les sp�cifications techniques des emballages et des charges palettis�es ainsi que les divers probl�mes et les risques qui peuvent survenir lors du transport et de la manutention des marchandises ont pu �tre largement d�battus. En effet, 43 % des pertes sont dus � la manutention et peuvent �tre provoqu�s par un mauvais emballage, 15 % des dommages sont dus � l'inad�quation des emballages.
A cet effet, des exemples de cahiers des charges ont �t� pr�sent�s pour faire face � tous ces probl�mes. En effet le cahier des sp�cifications d'achat, qui est un document �tabli suite � une �tude de mise au point du couple emballage/produit, vient fixer certains param�tres comme les caract�ristiques des emballages et des mat�riaux qui les composent, les accessoires ainsi que la configuration de la charge palettis�e.
Pour conclure des conseils pratiques lors du chargement des palettes ont �t� donn�s � savoir les moyens de cercler, de banderoler, d'envelopper les bo�tes sur les palettes pour assurer leur stabilit� lors de la manutention.
Les moyens dont disposent PACKTEC permettant d'assurer des simulations des contraintes m�caniques et climatiques conform�ment aux normes internationales ont �t� �galement pr�sent�s.
Dans le cadre de la pr�sentation de la r�glementation des Nations Unies sur le transport des mati�res dangereuses ainsi que des diff�rentes classes de transport des mati�res dangereuses, un int�r�t particulier a �t� accord� au marquage UN (conform�ment � la r�glementation des Nations - Unies) qui doit figurer clairement sur chaque emballage. Un exemple d'une fiche � remplir pour les mati�res dangereuses ainsi que plusieurs consignes qui concernent les v�hicules de transport ont �t� pr�sent�es.
Une quatri�me pr�sentation qui concerne l'homologation des mati�res dangereuses a �t� expos�e et a soulign� l'importance du respect des exigences des diff�rents pays pour faciliter les �changes commerciaux des mati�res dangereuses.
Le transport des marchandises dangereuses implique une bonne gestion de marquage et d'�tiquetage des colis, de l'arrimage, de la limitation des quantit�s et de la s�paration des mati�res, ainsi qu'une meilleure connaissance des recommandations des Nations � Unies � ce sujet.
Au cours de cette session, l'audience a pris connaissance du contenu des r�glementations qui sont bas�es sur les recommandations relatives au transport des marchandises dangereuses �tablies par l'ONU, ainsi que les prescriptions relatives aux mati�res et objets comprenant les dispositions g�n�rales et particuli�res pour chaque classement et �num�rations des mati�res ainsi que les exigences � satisfaire pour les emballages en terme de conception, d'�preuves, de marquage et d'�tiquetage.
Au terme de cette session le programme d'essais r�alis� dans le laboratoire de transport de PACKTEC afin de garantir l'aptitude des emballages au transport a �t� pr�sent�.
Session VI : Environnement
La derni�re session des Journ�es Packaging a �t� d�di�e � l'Environnement qui est devenu un souci collectif et un param�tre important dans la strat�gie packaging des entreprises et de son d�veloppement durable.
La premi�re intervention de cette session a insist� sur la gestion des d�chets d'emballages et le recyclage, en pr�sentant des informations g�n�rales sur l'organisation du tri et les crit�res de performance d'une collecte s�lective (par mat�riaux et couleurs...)
Il appara�t �videmment que la communication et la sensibilisation constituent des pi�ces ma�tresses pour la r�ussite d'un programme de collecte s�lective et le premier maillon de la cha�ne de recyclage.
Une attention particuli�re a �t� accord�e lors de cette session � la Directive europ�enne 94/62/CE relative aux emballages et aux d�chets d'emballage et qui a pour but d'harmoniser les mesures entre les Etats membres de l'Union Europ�enne, de pr�venir et de r�duire l'incidence l'emballage sur l'environnement.
Cette directive impose surtout la prise en compte des exigences li�es � l'environnement dans la conception et la fabrication des emballages. Les exigences essentielles sont les suivantes : la pr�vention par r�duction � la source et minimisation des substances dangereuses pour l'environnement, la r�utilisation et la valorisation par recyclage mati�re ou valorisation �nerg�tique, compostage et biod�gradation.
A cet effet, les principes fondamentaux de cette directive � savoir la r�utilisation des emballages, le recyclage et les autres formes de valorisation des d�chets d'emballage sont �galement d�finis.
Les aspects environnementaux ont �t� pr�sent�s en d�tails lors de cette session afin de faire conna�tre les notions de la r�duction � la source et de l'�co conception des emballages.
La notion de la r�duction � la source a �t� clairement d�finit comme �tant Le processus visant � atteindre le minimum n�cessaire et suffisant en volume et/ou en poids de l'emballage primaire et/ou secondaire et/ou tertiaire, � cahier des charges, niveaux de performances et acceptabilit� du client identiques et/ou suffisants, ce qui conduit de ce fait � minimiser l'impact de l'emballage sur l'environnement.
Cette session a notamment mis l'accent sur les atouts de l'op�ration de la r�duction � la source qui permet de faire �voluer la conception du produit, modifier le proc�d� de conditionnement, simplifier le syst�me d'emballage, optimiser les dimensions d'emballage, b�n�ficier des �volutions techniques des mat�riaux et am�liorer le process de fabrication.
L'occasion a �t� saisie lors de cette session pour pr�senter la m�thodologie concr�te de la r�duction � la source selon le Conseil National de l'Emballage (CNE), en France, en se basant sur des exemples concrets. Cette m�thodologie est bas�e sur la fixation des objectifs, la recherche des voies d'am�lioration �tape par �tape � travers un check list et un plan d'action, l'identification des champs d'actions prioritaires � l'aide des bilans mati�res et �nergies et des tableaux de bord ainsi que les mesures et le suivi des performances.
De plus la notion d'eco-conception a �t� introduite comme �tant une nouvelle dimension environnementale et un art de r�duire l'impact environnemental d'un produit � toutes les �tapes de son cycle de vie, depuis l'extraction des mati�res premi�res jusqu'� son traitement en fin de vie.
D�s lors, il est fondamental de prendre en compte l'impact d'un emballage sur la fili�re de recyclage d�s sa conception.
D'autres strat�gies sont �galement d�velopp�es dans le cadre de la mise en place d'une politique environnementale, notamment l'utilisation des mat�riaux biod�gradables. Un t�moignage d'un groupe alimentaire international a port� essentiellement sur la strat�gie du Groupe en mati�re d'utilisation des bioplastics.
En effet, la plupart des groupes alimentaires internationaux et les cha�nes leaders de la grande distribution en Europe ont adopt� ce type d'emballage pour certains de leurs produits vu, d'une part, son int�r�t �conomique li� notamment � la flamb�e du prix de p�trole qui a engendr� une augmentation des prix des mati�res plastiques issues de l'industrie p�trochimique.
D'autre part, et au-del� de leur impact environnemental en raison de leur capacit� de biod�gradation, ces mat�riaux offrent des propri�t�s physiques et des caract�ristiques m�caniques int�ressantes, � savoir perm�abilit�, aptitude � prot�ger l'aliment, barri�re aux UV, r�sistance�
Il est � noter, �galement, l'absence d'une l�gislation internationale en la mati�re, la norme fran�aise EN 13432 version 2000 est actuellement le seule texte normatif pour les emballages biod�gradables. La Directive 94/62/CE sur les emballages et les d�chets d'emballages d�finit quant � elle la valorisation par compostage et biod�gradation.
Un autre t�moignage, est venu enrichir cette session en exposant des solutions de gestion des d�chets pour les diff�rents mat�riaux d'emballage.
Des statistiques relatives aux quantit�s d'emballages utilis�s par les m�nages en Tunisie montre que le tonnage d'emballages baisse mais pas le nombre et ce gr�ce � la r�duction des poids unitaires et la baisse des quantit�s des emballages en verre contre la progression r�guli�re des emballages en plastiques.
Dans une deuxi�me phase, l'intervention s'est concentr�e sur le recyclage des emballages en papier carton et en plastique qui repr�sentent respectivement 10% et 11% des d�chets m�nagers en Tunisie.
Aussi les modes privil�gi�s de traitements des d�chets d'emballage en Tunisie, � savoir la r�utilisation et la valorisation mati�re, ainsi que le syst�me public de reprise et de valorisation des emballages usag�s (plastiques, canettes et briques) et qui sont ECOLEF, le r�seau CHEB et le m�canisme 41 du Fond National d'Emploi, sont �galement expos�s lors de cette session.
En conclusion, les Journ�es Packaging ont permis, � travers les diff�rents interventions pr�sent�es par des experts Europ�ens et Tunisiens et �galement � travers les multiples t�moignages, de faire le point sur la r�glementation de plus en plus contraignante qui r�git le secteur et qui elle-m�me est � l'origine des choix qui orientent sa strat�gie de d�veloppement tant au niveau des mat�riaux que du process.
Des �changes fructueux entre les participants et les experts ont �galement contribu�s � l'enrichissement du contenu de ces journ�es.
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