Pour r�pondre aux attentes du public, du d�partement et du parc du Mercantour, elles visent une meilleure int�gration et de moindres rejets en CO2. En retard dans l'exploitation de l'�nergie solaire et d'autres technologies propres, les stations de ski des Alpes-Maritimes veulent se hisser � hauteur de leurs concurrentes des Alpes du Nord. Pour r�pondre aux attentes environnementales de la client�le, du d�partement et du parc du Mercantour, elles se mettent au � vert �.
Le public, on le sait, est de plus en plus sensible � la qualit� du cadre de vie et � la sauvegarde de la plan�te. Sur son lieu de travail comme sur les pistes de ski. Le conseil g�n�ral des A.-M. a les m�mes aspirations, qui met 560 millions d'euros sur la table dans le cadre d'un plan anti-r�chauffement climatique et incite financi�rement les stations � y participer (voir ci-dessous). Gardien de la biodiversit� et de la nature en g�n�ral, le parc national du Mercantour oeuvre logiquement dans le m�me sens.
L'�tablissement a engag� des discussions avec les stations qui vont avoir la possibilit� d'utiliser son logo, gage de notori�t� sur le plan touristique. Toutes, � l'exception de Gr�oli�res et de l'Audibergue dont les communes de rattachement ne font pas partie du parc, peuvent pr�tendre au label. En contrepartie, elles sont invit�es � multiplier les initiatives �cologiques. De la mise en place de randonn�es en raquettes � une meilleure protection des rapaces, victimes des c�bles des remont�es m�caniques. � Longtemps, le parc et les stations ont cohabit� en s'ignorant mutuellement. Aujourd'hui, on se parle et on tente d'�laborer des strat�gies communes �, se f�licite Herv� Parmentier, chef de service au Mercantour.
Le bus gratuit pour Valberg
Est �galement pr�conis� un bilan carbone, que seule � ce jour Valberg a r�alis� (page ci-contre). La station du Cians ne fait pas encore appel au photovolta�que et joue les derniers de la classe dans le domaine du tri s�lectif des d�chets, dont la mise en place n'interviendra pas avant juin 2010. Mais elle souhaite diminuer ses �missions de CO2 de 75 % d'ici 2050. Elle prend d�sormais en charge l'euro d�pens� par chaque visiteur empruntant depuis le littoral un bus du conseil g�n�ral (le forfait journalier bus-ski est au prix du forfait ski � 27,2 euros). Et elle compte d�velopper encore le transport collectif en reliant ult�rieurement par autocar la station � une gare du train des Pignes.
Isola 2000 et Auron ne sont pas mieux �quip�es en panneaux solaires. Mais la premi�re, dont la station d'�puration obsol�te doit �tre reconstruite, et sa rivale de la Haute Tin�e visent la certification ISO 14001 (la norme environnementale).
� Auron et Isola, un cendrier de poche � 3 euros
Toutes deux facilitent le covoiturage, restreignent l'usage du papier et proposent � prix co�tant, 3 euros, des cendriers de poche cens�s inciter les fumeurs � ne plus jeter les bouts filtre. � Jusqu'� 15 000 m�gots ont �t� ramass�s en fin de saison sous un t�l�si�ge �, d�plore Jean-Marc B�rard, directeur g�n�ral de la soci�t� d'�conomie mixte g�rant les deux stations. 3e, n'est-ce pas un prix trop �lev� ? � En quelques jours, on a vendu aux caisses des remont�es une trentaine de cendriers �, r�pond Thibault Cherberiche, responsable commercial et marketing. � On avait envisag� une gratuit�, mais on y a renonc� afin de responsabiliser les usagers �.
De son c�t�, la Colmiane va installer des panneaux photovolta�ques sur le futur toit de sa piscine et remplacer les lampes actuelles par des ampoules basse consommation.
Bref, par conviction ou r�alisme, les stations de ski s'engagent dans une logique de d�veloppement durable. � On y a int�r�t �, r�sume Jean-Claude Lefebvre, premier adjoint d'Auron Saint-�tienne-de-Tin�e. � Ne serait-ce que pour continuer � r�cup�rer des subventions r�gionales et surtout d�partementales... �
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