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Le prochain march� de l'offshore pourrait �tre les PME fran�aises Publi� le : 12 / 03 / 2007 - Lu : 418 fois | Article Information expir�e |
Apr�s les grands comptes, les PME fran�aises pourraient se lancer dans l�externalisation lointaine de leur informatique. C�est en tout cas ce qu�esp�rent les soci�t�s de conseil en offshore, qui tentent de lever les derni�res barri�res. En France, le Syntec informatique estime que moins de 2,5% des contrats d'externalisation concernent des pays offshore. Cette part de march�, encore marginale par rapport � des pays comme les Etats-Unis ou le Royaume-Uni, pourrait toutefois passer � pr�s de 5% en 2010 estime le syndicat professionnel des SSII. Or, si une marge de croissance existe toujours chez les grands groupes, l'avenir du march� de l'offshore passe aussi par les PME selon les soci�t�s de conseil. Sur les 2,5% de projets externalis�s reconnus, ne sont concern�s que les grands comptes ou presque. Dans l'esprit des informaticiens, l'offshore est encore synonyme de grandes SSII comme Accenture, de grands comptes et de projets faramineux qui demandent des moyens aussi faramineux, analyse Michel Brock, g�rant de la soci�t� de conseil en prestations offshore, MB Conseil. Plusieurs facteurs expliquent cet �tat de fait. Les grandes SSII se sont appropri�es le march� et ont confisqu� les plus grands plateaux offshore dans le monde. Les acteurs locaux ont donc adapt� leur offre pour r�pondre � un march� de masse, laissant peu de place aux petits projets des PME. D'autre part, les PME se montrent plus r�ticentes � faire appel � l'offshore en raison des premiers �checs des grands groupes. Les SSII de taille moyenne ou modeste n'ont, en r�gle g�n�rale, pas essay� de s'accaparer ce march�, d�j� trop occup�es par leurs contrats en France. Certains acteurs disposent pourtant de filiales � l'�tranger dans des pays � bas co�ts, mais la concr�tisation d'une offre offshore d�di�e aux PME tarde � venir. Les pure players de l'offshore, eux, s'engouffrent dans la br�che d'autant plus que les PME ne sont pas encore autant sensibilis�es que les grands comptes aux r�gles de l'externalisation, et que les grandes SSII ont remport� le march� des grands comptes et ne leur laissent que des miettes. En France, les PME sont tr�s peu pr�par�es � l'externalisation. Dans 95% des cas, elles ne disposent pas de cahier des charges ou alors elles r�digent des documents insuffisamment d�taill�s. Elles ne sont pas non plus organis�es en interne pour traiter ce type de projet, et r�diger ce genre de sp�cifications. Avant de penser externalisation en esp�rant gagner 60 � 70% tout de suite, il faut penser sp�cifications, estime Alexandre Lemaire, g�rant du cabinet de conseil Externalisation-Offshore. Le choix du sous-traitant : une �tape d�licate � g�rer pour les PME L'offshore les attire cependant � l'occasion de projets ponctuels de d�veloppements o�, soit elles ne disposent pas du temps n�cessaire, soit elles ne poss�dent pas les comp�tences suffisantes. Leurs clients grands comptes les poussent d'ailleurs � s'informatiser massivement pour �tre compatibles avec leur syst�me d'information, entra�nant des projets parfois co�teux et tr�s structurants qui se pr�tent assez bien � l'externalisation. Un autre d�fi � relever pour passer � l'offshore concerne le choix du sous-traitant, selon les cabinets de conseil. Pour les grandes entreprises, le choix se passe g�n�ralement entre les SSII de taille mondiale. Pour les grandes PME en revanche, c'est souvent le bouche � oreille qui permet de savoir quel prestataire est s�rieux ou pas. Les dirigeants n'ont souvent pas le temps d'�valuer ce crit�re, explique Alexandre Lemaire. Pour y faire face, les cabinets de conseil se pose en interm�diaire, assurant la gestion de projet et l'organisation tout en laissant la communication directe s'installer entre le client et le sous-traitant. Nous les rassurons sur la qualit� des prestations et les d�lais. Au lieu de d�marrer sur des gros projets, nous leur conseillons de partir sur des petits projets pour �valuer le prestataire, ajoute Alexandre Lemaire. Une autre solution consiste � sortir des mod�les impos�s par les grands groupes, � savoir CMMI ou les normes de qualit� ISO, souvent inadapt�s � des projets � taille humaine. Les cabinets de conseil recommandent plut�t de s'en tenir aux m�thodes traditionnelles de gestion de projet, tout en insistant aupr�s du sous-traitant sur les priorit�s de l'entreprise et son c�ur de m�tier. Une autre solution pour vaincre la peur de l'�chec consiste � partir sur de nouvelles destinations offshore, loin des gros centres de d�veloppement. Je dis aux patrons de PME : n'allez pas empi�ter sur le march� des gros qui travaillent en Inde, en Chine et demain en Europe de l'Est ou au Maghreb. Vos projets s'adressent � de petites soci�t�s, et emploieront g�n�ralement moins d'une dizaine de personnes pendant 18 mois. Les gros sous-traitants ne sont pas taill�s pour r�pondre � votre demande, insiste Michel Brock. Le dirigeant de MB Conseil pr�conise notamment de rester sur des pays francophones, ou tout du moins disposant d'une culture proche de la culture fran�aise, par exemple les Iles Maurices ou Madagascar. Le d�calage horaire est �galement une donn�e � prendre en compte, de m�me que le droit international appliqu� sur les contrats d'externalisation. Les grands comptes pourraient �galement trouver leur compte dans ces nouveaux projets offshore, pour externaliser leurs petits projets qui ne trouvent g�n�ralement pas preneurs, ni en interne, ni aupr�s des grands sous-traitants habituels. Yves DROTHIER, JDN Solutions | |
Source : JDN solutions http://solutions.journaldunet.com |
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