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Dossier D�veloppement durable - Exp�riences concr�tes: dans le vif du sujet
Publi� le : 04 / 06 / 2007 - Lu : 367 fois
Article

Certains font du d�veloppement durable une nouvelle priorit� absolue dans leur strat�gie d'entreprise. D'autres en font naturellement, parfois m�me sans le savoir. Les exemples sont certainement tr�s nombreux. Nous en avons choisi quatre�

BEI: immeuble certifi� sur le plan environnemental

Le nouvel immeuble de la Banque europ�-enne d'investissement (BEI), en construction au Kirchberg, est le premier � �tre certifi� au Luxembourg suivant la Building Research Establishment Environmental Assessment Method (BREEAM), qui l'a class� Tr�s bon.
La banque a cherch� � minimiser les effets n�gatifs sur l'environnement li�s � la construction et � l'exploitation d'un immeuble de bureaux, tout en promouvant les conditions de bien-�tre pour les occupants. L'environnement �tait un crit�re fondamental d�s le concept, explique Jean-Louis Hubermont, ing�nieur de projet, responsable de la certification environnementale � la task force Nouvel Immeuble au sein de l'institution. Dans le cadre de l'application des normes �cologiques les plus �lev�es - telles qu'elles ont �t� �tablies par l'UE - la BEI a pour principal souci la protection et l'am�lioration de l'environnement. Son approche � cet �gard est volontariste, tant dans le financement de projets environnementaux que dans la gestion de l'ensemble de ses pr�ts. Nous nous sommes donc appliqu� ces principes � nous-m�mes.

Il est rapidement apparu qu'il n'�tait pas possible de faire certifier un nouveau b�timent au Grand-Duch�, car ces certificats, g�n�ralement � vocation nationale, ne sont actuellement pas d'application sur le territoire luxembourgeois. D�s lors, diff�rentes d�marches �trang�res ont �t� analys�es. BREEAM a �t� choisie, car c'est une m�thode �manant d'un pays de l'UE, l'une des plus utilis�es et reconnues par des organisations internationales telles que l'OCDE, bien au-del� des fronti�res britanniques, explique M. Hubermont.

Cette certification permet d'avoir une approche multicrit�res des aspects environnementaux li�s � la construction, � la r�novation et � l'exploitation d'un immeuble. La plupart des crit�res sont d�finis et �valu�s sur base d'objectifs de performance sp�cifiques, laissant peu de place � la subjectivit�, explique M. Hubermont. En outre, BREEAM permet de mesurer les performances environnementales d'un b�timent tout au long de son cycle de vie. La BEI a, en outre, d�cid� d'adapter la certification BREEAM aux conditions locales et � la l�gislation luxembourgeoise.

La qualit� environnementale d'une op�ration de construction rel�ve autant du management que de la conception architecturale et technique. La mise en place d'un Environmental Management System (EMS) pour la gestion du chantier est essentielle dans cette d�marche. On rel�vera que les techniques mises en �uvre permettent une r�duction de la consommation en �nergies de l'ordre de 50% par rapport aux immeubles de bureaux classiques. Dans la mesure du respect des contraintes architecturales, la BEI a, par ailleurs, choisi des mat�riaux respectueux de l'environnement et de la sant� des occupants de ce b�timent.

Ainsi, la Banque europ�enne d'investissement pense avoir donn� dans ce domaine une orientation qui pourrait �tre poursuivie par d'autres acteurs publics ou priv�s au Luxembourg.

TransFair-Minka asbl: au c�ur du sujet

L'association TransFair-Minka asbl, cr��e au Luxembourg en 1992, travaille en faveur d'�changes mondiaux plus �quitables pour permettre aux petits producteurs du Sud, souvent marginalis�s par le syst�me commercial conventionnel, de vivre dignement de leur travail. Les produits portant le label TransFair sont issus du commerce �quitable c'est-�-dire qu'ils ont �t� produits et commercialis�s selon les standards internationaux du commerce �quitable. Et tous sont de qualit�. L'association est ainsi au c�ur m�me des enjeux du d�veloppement durable.

TransFair-Minka asbl ne s'occupe pas seulement de la labellisation et du contr�le des produits du commerce �quitable mais joue aussi un r�le important au niveau de la coh�rence des politiques, pr�cise sa directrice, Daniela Ragni. Nous effectuons tout un travail de lobbying aupr�s des institutions politiques communales, nationales et europ�ennes, sur des th�matiques telles que la globalisation, les relations Nord-Sud, les enjeux politiques de la mondialisation, les march�s de mati�res premi�res, etc.. L'association travaille �galement en milieu scolaire � l'�ducation au d�veloppement, en organisant divers ateliers.

Choisir les produits portant le label TransFair est un moyen concret pour changer les conditions de travail et de vie des petits producteurs du Sud. C'est surtout affirmer qu'un commerce respectant les droits de l'Homme et l'environnement est possible, explique-t-elle.
Pour ce qui est des contr�les, Daniela Ragni souligne que TransFair-Minka, Fairtrade Labelling Organisations (FLO) et FLO-Cert veillent de mani�re ind�pendante � la gestion et � la mise en oeuvre du label du commerce �quitable. FLO-Cert s'assure ainsi que les producteurs per�oivent bel et bien le revenu de leurs produits.

Celui-ci comprend le prix minimum garanti, qui permet de couvrir les co�ts de production, ainsi que le versement de la prime de d�veloppement qui permet un r�el essor social au niveau communautaire. La prime sociale est g�r�e de mani�re autonome par les organisations de producteurs pour la cr�ation d'�coles, de centres de sant�, l'achat de terre� Tous les acteurs de la fili�re �quitable sont eux aussi agr��s et contr�l�s de mani�re r�guli�re.

La directrice de TransFair remarque que les entreprises sont de plus en plus nombreuses � consid�rer la responsabilit� sociale des entreprises (RSE) et le d�veloppement durable, qui y est �troitement li�, comme des enjeux strat�giques. La prise en compte de la RSE dans le cadre de la strat�gie d'une entreprise �largit les champs du management au social et � l'environnement tout en visant une solution gagnant-gagnant pour toutes les parties impliqu�es.

Plusieurs entreprises luxembourgeoises ont ainsi commenc� � utiliser des produits labellis�s TransFair/Fairtrade.

Cargolux: d�veloppement durable servi par la technologie

L'engagement de Cargolux en mati�re de d�veloppement durable �tait d�j� inscrit dans sa d�claration Mission and values d�finie fin des ann�es 90. La soci�t� s'engage � assurer la rentabilit� et la profitabilit� en offrant � ses clients un avantage comp�titif sans pareil dans leurs op�rations dans le monde entier et � cr�er de la valeur ajout�e au profit des ses clients, de ses actionnaires et de ses employ�s. Ceci tout en respectant l'environnement l�gal, social et culturel de toutes destinations et pays sur son r�seau mondial (et en) respectant l'environnement et les communaut�s dans les pays o� elle op�re.

Cet engagement en mati�re de d�veloppement durable se r�alise surtout dans les choix techniques et technologiques pour la flotte et les ateliers de maintenance, pr�cise Marc Schonckert, porte-parole de la compagnie. L'investissement dans la meilleure technologie se r�percute positivement sur la comp�titivit� � long terme de Cargolux et donc sur l'�conomie nationale et le march� luxembourgeois du travail. La r�duction de l'impact de ses activit�s sur l'environnement ne constitue pas seulement pour nous une obligation � l'�gard des communaut�s autour des a�roports o� elle op�re, mais aussi une priorit� concernant sa comp�titivit� � long terme dans le cadre de son d�veloppement durable.

La mise en service par Cargolux, en 1993, du Boeing 747-400F, l'avion le plus performant de cette envergure en mati�re de compatibilit� environnementale, a �t� un premier pas d�cisif de la soci�t� dans sa politique de promotion de la best technology available quand il s'agit d'accorder ses ambitions commerciales avec ses devoirs d'acteur responsable.

� la mi-2009, Cargolux recevra le premier des dix nouveaux Boeing 747-8 command�s (dix autres sont en option). La compagnie luxembourgeoise de fret sera ainsi le premier op�rateur au monde � mettre en service ce tout nouvel avion qui �tablira de nouveaux standards de performance �conomique et environnementale. Cela consolidera notre position au sein des soci�t�s de fret a�rien les plus performantes et r�duira consid�rablement l'impact sonore et des �missions des op�rations de Cargolux sur les communes autour des a�roports, estime M. Schonckert.

Enfin, la construction du nouveau hangar de maintenance constituera un autre �v�nement de taille pour Cargolux. Les employ�s vont b�n�ficier d'un environnement de travail moderne et d'installations qui tiennent compte des priorit�s de s�curit�, d'ergonomie et d'environnement les plus avanc�es. Ce qui t�moigne aussi de notre attachement � notre pays et � notre a�roport d'origine et qui va avoir un impact positif sur le march� du travail avec un effectif adapt� � la croissance des activit�s et � l'agrandissement de notre flotte.

Foamglas: en verre et avec tous


Lorsque l'on parle, dans le secteur du b�timent, de d�veloppement durable, le nom Foamglas arrive souvent tr�s vite dans la conversation. C'est que le verre cellulaire produit au Luxembourg par la soci�t� Pittsburgh Corning Europe est consid�r� comme l'un des meilleurs choix possible - sinon le meilleur - en mati�re d'isolation thermique. Ceci pour des raisons o� se m�lent �cologie, durabilit� et comportement face au feu. Ses propri�t�s d�passent largement les attentes utiles � sa fonction premi�re, l'isolation thermique, et s'inscrivent ainsi pleinement dans le d�veloppement durable.

L'inscription du Foamglas dans le respect de l'environnement et dans une r�ponse franche au d�veloppement durable est et restera toujours l'une de nos plus importantes priorit�s, pr�cise Philippe Steiner, sales manager. Toute la cha�ne de production est vis�e: de la mati�re premi�re, avec 66% de verre de recyclage � la consommation d'�nergie n�cessaire � la production, qui est pass�e de 1054 kWh/m - en 1990 � moins de 500 kWh/m - aujourd'hui.

Philippe Steiner souligne que, s'il est un �l�ment essentiel dans le concept du d�veloppement durable, c'est bien la dur�e de vie d'un b�timent. Si, au cours des 80 ann�es de dur�e de vie moyenne d'un b�timent, vous devez r�nover quatre fois votre complexe isolant, vous polluez quatre fois pour la m�me utilisation. Des complexes isolants avec Foamglas ont �t� sond�s 50 ans apr�s leur mise en �uvre et aucune trace d'humidit� n'a pu �tre d�couverte, l'isolant thermique jouait encore parfaitement son r�le alors que, pour n'importe quel autre mat�riau, le complexe aurait sans doute d�j� d� �tre remplac� une ou deux fois.

Cette durabilit� provient d'une autre propri�t� du verre cellulaire qui est l'�tanch�it� � l'eau et � la vapeur d'eau. Gr�ce � cet atout, ce verre ne perd pas ses caract�ristiques isolantes et reste efficace comme au premier jour, ce qui permet de r�duire la consommation d'�nergie n�cessaire au chauffage de l'habitat et � sa climatisation.
M�me en cas d'incendie, note Philippe Steiner, le verre cellulaire garantit la meilleure s�curit� en mati�re d'�missions nocives et de toxicit�. Il est en effet incombustible A1 et, par l� m�me, limite la propagation du feu.

Le verre cellulaire n'est pas seulement durable, il est aussi recyclable et peut �tre utilis�, en tant que mat�riau inerte, dans le remblayage de fonds de route, les am�nagements paysagers ou en isolation en vrac apr�s broyage. Et le sales manager de conclure: Nous sommes et resterons sensibles sur le sujet �cologique par des actions concr�tes en faveur de l'environnement et n'h�siterons jamais � investir pour la sant� de notre plan�te. || Marc Vandermeir


Pour un label Entrepreneuriat socialement responsable

La Conf�d�ration luxembourgeoise du commerce (CLC), organisation patronale regroupant des PME issues des secteurs du commerce, du transport et des services, s'est, elle aussi, lanc�e dans la promotion active d'une politique visant � concilier la responsabilit� sociale, le d�veloppement durable et la rentabilit� au sein des entreprises.
Apr�s une premi�re initiative, men�e avec la F�d�ration des Artisans, l'Horesca et six banques de la Place, unies dans la cr�ation de l'Observatoire Banques - Entreprises (voir paperJam novembre 2006, page 34), elle entend int�grer les actions d�coulant des r�cents accords de Tripartite et visant � combattre le ch�mage, � r�duire l'absent�isme, mais aussi � introduire, si possible sans heurt, le statut unique.

Aussi a-t-elle �labor�, ces derniers mois, un concept de l'entrepreneuriat socialement responsable, qui s'appuie sur la cr�ation du label Entrepreneuriat socialement responsable (ESR), lui m�me subdivis� en quatre sous-labels (gouvernance, environnement, social/soci�tal et �galit� des chances professionnelles).

Les discussions sont actuellement en cours avec les autorit�s publiques et les organisations patronales au niveau de l'UEL, afin de pouvoir mettre en place, concr�tement, ce label ESR pour le courant de l'ann�e 2007. Ainsi, les entreprises et leurs dirigeants, poursuivant une politique proactive et structur�e dans les diff�rents domaines du d�veloppement durable et de la responsabilit� sociale, et ayant rempli les crit�res de l'octroi, se verraient labellis�s pour une p�riode d'un an.

Marc Vandermeir

Source : paperjam
http://www.paperjam.lu


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