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Actualit�
L'ExQI rel�ve le d�fi de la qualit� des donn�es
Communiqu� de presse
Publication : 23 / 12 / 2010
491 Consultations
La jeune association des professionnels de la qualit� des donn�es, l'ExQI, a organis� son premier �v�nement annuel � Paris du 8 au 10 d�cembre 2010.
L'association ExQI (Excellence Qualit� des Informations) est n�e il y a un peu plus d'un an pour promouvoir les bonnes pratiques en mati�re de qualit� des donn�es, notamment en favorisant les �changes entre professionnels concern�s. Elle regroupe aujourd'hui environ 70 membres, le plus souvent des personnes physiques, et a organis� son premier �v�nement annuel, Data Excellence Paris 2010, du 8 au 10 d�cembre 2010 � la Maison des Polytechniciens. Cette association est pr�sid�e par Sylvaine Nugier, ing�nieur chercheur en syst�me d'information et de surveillance chez EdF. Les interventions m�laient des communications de type universitaire � des t�moignages d'entreprises. 27 orateurs (universitaires, chercheurs, consultants et responsables en entreprises ou administrations) se sont succ�d�s sur les trois jours pour une soixantaine de personnes pr�sentes en s�ance pl�ni�re.
Absence de d�finition
Assez curieusement, Jacky Akoka, professeur au CNAM o� il pr�side le d�partement informatique, a admis qu'il n'existait aucun consensus sur la d�finition m�me du sujet, � savoir la qualit� des donn�es. La liste des caract�ristiques d'une donn�e de qualit� ou d'un processus g�n�rant des donn�es de qualit� n'est donc pas totalement fix�e alors m�me que les premiers travaux de recherche datent des ann�es 80. De la m�me fa�on, les m�thodologies sont nombreuses et vari�es. Il existe cependant une liste d'items fr�quents caract�risant des donn�es de qualit� : exactitude, coh�rence, s�curit�, fraicheur de l'information, compl�tude, concision, fiabilit�, pertinence, etc. Un certain nombre de ces items sont plus particuli�rement int�ressants car on peut leur associer une m�trique et donc s'en servir pour mesurer la qualit�. Ainsi, la fraicheur peut �tre estim�e en fonction de la date de production de l'information.
Une norme ISO de la qualit� des donn�es
Malgr� ce caract�re peu d�fini du travail exact sur la qualit� des donn�es, il existe une norme ISO en cours de mise au point sur le sujet. Peter Benson, directeur ex�cutif de l'Eccma (Electronic Commerce Code Management Association) et responsable du projet de norme ISO 8000 est venu la pr�senter lors du Data Excellence Paris 2010. ISO 8000 est bas� sur la logique de l'ISO 9000.
� Le co�t de d�veloppement d'une norme est de l'ordre de cinq millions de dollars et ISO 8000 a �t� sponsoris�e par l'arm�e am�ricaine qui perdait beaucoup trop d'argent � v�rifier la qualit� de ses donn�es � a remarqu� Peter Benson. Il a ajout� : � un de ses principes fondamentaux, qui va � l'encontre de la volont� de tous les �diteurs de logiciels, est de nettement s�parer les donn�es des programmes. � Un autre principe est de clairement s�parer une information d'une donn�e exploitable.
Plusieurs entreprises ont t�moign� lors du Data Excellence Paris 2010. Les d�tails des projets ne sont pas publics tant, il est vrai, on touche l� � des dimensions extr�mement sensibles.
La division Production Nucl�aire d'EdF a ainsi men� le projet QUAIAC (Qualit� des Informations, Applications, Comp�tences) sous la responsabilit� d'Evelyne Rossin, chef de projets. La qualit� des donn�es ne se marchande pas dans un contexte o� la s�curit� est un imp�ratif absolu. Or les diff�rents sites utilisent des proc�dures qui ont d�vi� les unes des autres au fil des ann�es ou des organisations locales. A cela s'ajoute une refonte en cours du coeur du SI, ce qui implique une impossibilit� de d�finir la d�marche de qualit� des donn�es par rapport � une architecture donn�e, le mod�le global des donn�es ne devant pas bouger. La d�marche a donc consist� avant tout � promouvoir un bon usage du SI en portant les efforts sur les donn�es les plus sensibles sans se disperser inutilement sur des milliers d'autres aux impacts moindres. Suite � une question de la salle, Evelyne Rossin a bien volontiers admis que � les fichiers Excel parasites prennent parfois la place, localement, des applications normales, ce qui implique des trous dans les donn�es �tudi�es et contr�l�es. La d�marche initiale a donc aussi consist� � �radiquer ces fichiers parasites et � promouvoir les applications peu connues ou peu aim�es. �
La convergence pour la qualit� globale
Chez Air Liquide, la probl�matique �tait li�e � la taille et � la diversit� du groupe dans le monde. Avant 2003, chaque entit� du groupe poss�dait ses propres solutions IT, ses propres r�f�rentiels et ses propres processus. Val�rie Dupr�-Montaldo, conceptrice du r�f�rentiel et du catalogue europ�en, a admis : � nous subissions des probl�mes dans les �changes informatiques entre entit�s, avec des co�ts de non-convergence �. En 2010, 12 pays ont d�ploy� le SI convergent baptis� Opera, avec des r�f�rentiels de donn�es communs au niveau europ�en.
Ces r�f�rentiels se doivent cependant de vivre. Air Liquide a donc d�velopp� un outil sp�cifique de workflow pour assurer via Intranet la cr�ation, la modification ou la suppression d'�l�ments de ce r�ferentiel. De plus, pour s'assurer du bon usage des outils, des audits r�guliers d�terminent des indicateurs de qualit� des donn�es, la qualit� des processus et la convergence des r�f�rentiels effectivement exploit�s. � Un r�f�rentiel ne doit surtout pas �tre vu comme un probl�me informatique mais bien comme un levier de performance m�tier � a insist� Val�rie Dupr�-Montaldo.
Chez Alcatel-Lucent, Laurence Orazi est en charge de la gouvernance des donn�es d'entreprise. Depuis 2007 et la fusion effective entre Alcatel et Lucent, la probl�matique de la gestion des donn�es, de leur convergence et de leur harmonisation, a en effet �t� r�currente. Dans un premier temps, l'optimisation de la qualit� des donn�es a �t� effectu�e via un MDM domaine par domaine. � Mais malgr� de lourds investissements, les probl�mes persistaient � a d�plor� Laurence Orazi. L� encore, des probl�mes sont survenus � cause de fichiers Excel parasites impliquant que les r�f�renciels d'entreprise n'�taient pas complets. La solution finalement choisie a donc �t� de mettre en place une gouvernance des donn�es pilot�e par les r�gles m�tier. Alcatel-Lucent a mis en oeuvre un mod�le d'int�gration pour aller chercher les informations dans de multiples sources afin de piloter la mise � disposition de la bonne donn�e au bon moment.
Pour Laurence Orazi, plusieurs bonnes pratiques sont n�cessaires pour aboutir � un succ�s. Tout d'abord, il convient de commencer sur un p�rim�tre restreint avant d'�tendre progressivement. S'il faut faire �quipe avec la DSI pour les aspects technologiques, ce sont bien les acteurs m�tier qui doivent �tre impliqu�s et comprendre les avantages de la d�marches. Enfin, le recours � des experts externes permet de d�marrer rapidement.
Une odeur de qualit� des donn�es
Chez Firmenich, une entreprise suisse sp�cialis�e dans les fragrances et ar�mes pr�sente dans 50 pays, la gouvernance des donn�es a surtout concern� celles de la chaine logistique, de la prise de commande � la d�livrance de la commande au client. Pour Thierry D�lez, directeur MDM, � si, quand on met en place un MDM, il faut r�guli�rement nettoyer les donn�es, c'est que le processus est en �chec. � En effet, les processus m�tier doivent aboutir � la cr�ation et au stockage des seules donn�es justes et pertinentes, notamment sans doublon.
Le pire qui puisse arriver pour une saine gouvernance des donn�es, c'est que des � h�ros � sauvent r�guli�rement l'entreprise de la catastrophe. � En tel cas, les processus ne sont jamais r�vis�s et ceux qui devraient utiliser les donn�es passent leur temps � en restaurer la qualit�, ce qui aboutit d'un c�t� � les d�motiver, et de l'autre � les rendre responsables de probl�mes contre lesquels ils se battent � condamne Thierry D�lez. En particulier, la mauvaise int�gration des donn�es ne doit pas �tre trait�e par la DSI, qui fournit un outil, mais par les managers m�tiers. Pour cette raison, la direction dont d�pend Thierry D�lez n'est pas rattach�e � la DSI : sa fonction n'est pas technique et son travail ne doit pas �tre consid�r� comme un � bidule technique �.

