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Externalisation d'un processus de production

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Publication : 18 / 06 / 2007
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Par Sylvain Pak*

D�s lors qu'un processus de production peut se d�composer en plusieurs �tapes distinctes, une ou plusieurs de ces phases sont th�oriquement externalisables.

D�s lors qu'un processus de production peut se d�composer en plusieurs �tapes distinctes, une ou plusieurs de ces phases sont th�oriquement externalisables. La sous-traitance industrielle est pr�sente dans les secteurs les plus vari�s : �lectronique, chaudronnerie, fonderie, textile, d�colletage, plasturgie... et �volue dans une logique de partenariat de plus en plus pouss�e entre donneur d'ordre et preneur d'ordre.

Premier avantage de l'externalisation industrielle : elle permet � l'entreprise d'all�ger ses co�ts fixes (investissements mat�riels, salaires, mati�res premi�res...) au profit de co�ts variables plus proches de ses besoins r�els.

Elle permet aussi de reporter sur le prestataire le risque industriel et financier de la mise au point d'un nouveau processus de production. Les techniques de fabrication �tant de plus en plus pointues, les sous-traitants industriels sp�cialis�s deviennent incontournables. Ils sont en effet capables de r�pondre � des demandes parfois contradictoires : concevoir des produits d'une complexit� croissante dans des d�lais toujours plus courts, � des prix toujours plus bas. Ils disposent pour cela du savoir-faire et des outils n�cessaires, notamment en mati�re de CFAO (conception et fabrication assist�es par ordinateur) et de GPAO (gestion de la production assist�e par ordinateur).

Un processus de production �tant une cha�ne, l'externalisation d'un maillon de celle-ci peut fragiliser l'ensemble du cycle. Assurez-vous de la qualit� du prestataire.

Choisir son prestataire

Parmi la multitude de crit�res � prendre en compte, quatre points suivants sont particuli�rement importants pour s�lectionner les prestataires :

- La qualit� du produit ou de la prestation. Cela concerne non seulement la conformit� du produit au cahier des charges, mais aussi le processus de fabrication mis en oeuvre. On privil�giera notamment les prestataires ayant mis en oeuvre une proc�dure de certification. Et ce, qu'il s'agisse de proc�dures propres � un secteur d'activit� ou des certifications plus g�n�rales de la norme ISO 9000 : ISO 9001 (qualit� du produit du stade de conception � l'apr�s-vente), ISO 9002 (op�ration de production ou d'installation) ou ISO 9003 (contr�le des produits en sortie d'usine).

- Le crit�re �quantit�-d�lai� : c'est, d'une part, la capacit� � respecter les d�lais de livraison et � travailler � flux tendus et, d'autre part, le respect de la tol�rance z�ro dans les quantit�s livr�es.

- La capacit� d'innovation : le prestataire doit pr�senter le maximum de garanties sur sa capacit� d'innovation et de d�veloppement, tant sur le produit lui-m�me que sur son processus de fabrication. Cela afin d'en am�liorer r�guli�rement la qualit� et le co�t de revient.

- La p�rennit� de la relation : plusieurs crit�res entrent en jeu, � commencer par la solidit� financi�re du preneur d'ordre. L'�valuation du portefeuille-clients, notamment la part des trois premiers dans son chiffre d'affaires, est un bon �l�ment d'appr�ciation de sa d�pendance vis-�-vis des donneurs d'ordre. L'examen de la tr�sorerie est aussi utile.


Contrat : les points cl�s

- Les contr�les qualit�. Il est prudent de d�finir, d�s la phase contractuelle, les diff�rents contr�les de la qualit� du produit et les mesures � prendre en cas de probl�me. Tout d'abord, les contr�les r�alis�s par le prestataire lors du cycle de production (notamment sur la qualit� des mati�res premi�res et � diff�rentes �tapes du processus de fabrication). Ensuite, le contr�le final, toujours chez le prestataire, de la conformit� du produit avec la commande. Enfin, un contr�le par le client � r�ception des marchandises. En cas de qualit� insuffisante lors du dernier contr�le, les r�parations, retours en usine et am�liorations n�cessaires seront � la charge du prestataire. Un seuil de tol�rance (compris entre 0,5 et 1 % de la commande totale) peut �tre instaur�.

- L'engagement de confidentialit�. L'entreprise donneuse d'ordre peut �tre amen�e � communiquer des informations sur ses m�thodes, voire des secrets de fabrication, � l'entreprise sous-traitante. Le prestataire doit s'engager � ne pas divulguer ces techniques et � ne pas en faire usage pour d'autres clients.

- La garantie de continuit�. Si le prestataire n'est pas en mesure de remplir ses engagements, il doit permettre � un autre sous-traitant d'assurer la production ou le service, notamment par la fourniture des documents techniques n�cessaires � la prestation.

* L'Entreprise (Extrait du n�193 - novembre 2001)�